13 décembre 2019/Presse

M. Tillis défend toujours ses "moments les plus faibles" alors que les analystes soulignent les dommages durables causés par les primaires.

Raleigh - Le sénateur Tillis s'est porté candidat à sa réélection cette semaine en défendant non seulement son mandat de président de la Chambre des représentants (un rapport publié un jour plus tard soulignait à quel point ce mandat avait été préjudiciable aux étudiants de Caroline du Nord), mais aussi l'un de ses"moments les plus faibles". Il s'est également retrouvé à défendre l'un de ses "moments les plus faibles", à savoir l'autorisation d'un raid de 80 millions de dollars sur les bases militaires de Caroline du Nord, qui a révélé qu'il n'était qu'un politicien faible et versatile, et son interprétation était risible.

A la question "Avez-vous sacrifié une partie de votre crédibilité et de votre indépendance pour ce président ?", Tillis a répondu "pas du tout". Tillis a répondu "pas du tout".

C'est vrai.

Les habitants de la Caroline du Nord, eux, voient les choses très différemment. Les comités éditoriaux de tout l'État ont répertorié la façon dont M. Tillis a mis à mal son intégrité, son indépendance et sa crédibilité :

Pendant ce temps, les analystes électoraux continuent de révéler comment Tillis a subi des dommages durables à la suite de sa volte-face sans queue ni tête. L'ancien rédacteur politique de NPR, Ken Rudin, a noté que"je ne sais pas comment on peut se rapprocher du centre après s'être lié si étroitement à Trump", ajoutant que les conservateurs pensaient que M. Tillis était "opportuniste" lorsqu'il a changé son vote sur la déclaration d'urgence du président Trump.

Il n'est pas étonnant que M. Tillis ait dû faire face à un "chœur de huées" lors des rassemblements de Trump et que "les électeurs de toutes les tendances idéologiques n'aient tout simplement pas confiance en M. Tillis".